Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, les écrans font partie intégrante de notre quotidien en tant qu’adulte et donc, de celui des enfants également.
Le but de cet article n’est pas de vous culpabiliser en tant que parent face à l’utilisation des écrans, mais plutôt vous permettre de poser un autre regard sur cette consommation d’écrans.
Parce que oui, certains enfants peuvent avoir ce besoin d’être devant les écrans sans quoi la frustration que cela génère devient ingérable pour eux… et pour vous, parents.
Les recherches montrent que le temps passé devant les écrans peut avoir des effets variés sur le développement des enfants, selon la manière dont il est utilisé. Selon le pédopsychiatre Serge Tisseron (2013), les écrans ne sont pas mauvais en eux-mêmes, mais tout dépend de l’âge de l’enfant et de la qualité des contenus. Il recommande la règle des "3-6-9-12":
- Eviter les écrans avant 3 ans
- Limiter leur utilisation jusqu’à 6 ans
- Introduire progressivement des règles claires par la suite.
Pour aller plus loin, il y'a également la règle des 4 "PAS" concernant les écrans:

Il apparaît essentiel d'accompagner les enfants dans l'utilisation des écrans et de privilégier des contenus adaptés et éducatifs encourageant la réflexion, la créativité et l’apprentissage actif ; et d’éviter les contenus passifs (American Academy of Pediatrics 2016).
Il faut donc bien distinguer la qualité et la quantité d’écrans.
Ce n’est effectivement pas la même chose de laisser son enfant 2h dans sa chambre devant les écrans (quantité), sans surveillance, que de passer 2h devant un film autour duquel nous pouvons échanger (qualité), tout en respectant évidemment l’âge, la maturité et la sensibilité de l’enfant. Ce n’est pas parce que votre enfant a 11 ans qu’il est prêt à regarder un film interdit aux moins de 10 ans. D’ailleurs en tant qu’adultes, peut-être ne regardez-vous pas certains films qui vous sont pourtant autorisés ?
Il est important de placer le curseur de manière à trouver un équilibre entre le temps passé devant les écrans et d'autres activités (en extérieur, en famille…)
Les expériences numériques ne remplaceront jamais les compétences sociales, physiques et émotionnelles de l'enfant.